Superparka


Il n’y a pas grand chose dans le studio de SuperParka, quelques synthés, deux guitares, une Thunderbird… une photo de Christophe Lambert au mur. C’est le Christophe Lambert du film « Mortal Kombat », celui avec les cheveux longs et la robe blanche. « Il est tellement en roue libre dans ce film, comme s’il avait compris le sens de la vie, comme s’il avait décidé de n’en avoir absolument plus rien à foutre. On recherche cet état d’esprit en permanence » explique Simon.

SuperParka c’est Paco&Simon. « On se connait depuis le CM1, on allait dans un centre d’art ensemble le samedi ». Ils parlent entre eux un langage étrange, très rapide, passent leur temps à se couper la parole, à finir les phrases de l’autre « On traîne trop ensemble ». Anciens membres de feu WEAREMATCH, ils lancent SuperParka fin 2017 avec le single « GIRL », suivi en avril 2018 par une mixtape intitulée « SUSHI BOUBOU #1 ».

Dans l’entrée du studio, on trouve un mur entier rempli de CD, des trucs plus ou moins avouables. Simon jure que tous ne sont pas à lui. Quand on leur demande leurs influences, ils parlent de Flying Lotus, de Pharrell période Neptunes, de Jai Paul, de Madlib pour les drums. Effectivement, leurs productions sentent bon le début des années 2000. Ils jouent une sorte de r&b lo-fi mené par de grosses rythmiques hip-hop, alternent entre musique easy listening et moments plus viscéraux. Ils créent beaucoup en enregistrant sur leurs téléphones, chérissent cette compression excessive, ce son « raw ».

En live leur musique prend encore une toute autre ampleur, rejoints par leur pote Jim à la batterie. « Un concert sans un batteur, c’est pas vraiment un concert. »

Le nom de leur mixtape vient d’un restaurant japonais tenu par des chinois qui se trouvait pas loin de l’appartement de Paco au moment de l’enregistrement. Les gérants utilisent les noms des persos de Dragon Ball Z pour les menus : menu Yamcha, menu Vegeta… Les gars adorent le principe et y mangent beaucoup trop souvent. Ce nom est une façon pour eux de rendre hommage à l’énorme influence qu’a eu la culture japonaise sur eux. « On a grandi avec des références que les autres gamins trouvaient parfois chelous, ça nous a forgé. Avec Simon on s’est connus parce que j’étais le seul mec de l’école à savoir dessiner Sangoku 3 sans modèle. » raconte Paco.

On retrouve cet esprit « bento » dans la tracklist. « On a un besoin incompressible de parler de trucs futiles, ça permet de surfer sur le monde. On mélange ça au fantastique et ça rend le fantastique encore plus fantastique. » Futile, pas que. Avec « Brothers », « Skip », ils montrent un visage plus nocturne, racontent des amitiés révolues, montrent les dents.

Hyperactifs, ils érigent le DIY comme une religion. « Souvent on n’arrive pas à expliquer ce qu’on a dans la tête, donc on essaye d’abord de le faire nous-mêmes. » Effectivement, on a du mal à expliquer ce qui leur passe par la tête, on sait juste que le résultat est cool.

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