Drixxxé


Après des débuts discographiques à la fin des années 90 au sein du groupe de Hip Hop français Triptik, Drixxxé s’impose rapidement comme l’un des meilleurs beatmakers hexagonaux. Outre les très remarqués albums Microphonorama et Tr-303 portés par les désormais classiques «Bouge tes cheveux» et «Panam Remix», il signe de nombreuses productions ou remixes pour la crème du rap indépendant et fait meme parler de lui jusqu’aux Etats Unis lorsque le groupe New Yorkais Blahzay Blahzay lui dérobe deux instrumentaux.

Après la séparation de son groupe, il signe des remixes aux accents plus funk pour des artistes aussi divers que Fancy, Adam Kesher, Yelle ou Data et réalise une série de mixtapes qui feront date: les très éclectiques « Drixxxé is not a DJ ».

Il y affirme alors son gout pour les mixs audacieux et mélange les classiques d’hier aux tubes du moment en brisant les frontières encore tenaces entre Hip Hop, Rock, Funk ou Electro.

Il se réinvente alors une première fois en délaissant son sampler pour les claviers et imagine un side project inclassable mêlant sonorités vintages et futuristes. Accompagné de son acolyte l’inénarrable Gystere, le groupe McLuvin voit le jour et sort en 2012 un album  chez Fontana/Mercury intitulé «Animal» qui leur permettra de se produire sur la scène de Calvi on the Rocks ou en première partie de Yuksek entre autres.

La même année, Triptik se reforme le temps d’un mini Album « Depuis » et d’une dernière tournée dans le cadre de leur projet Can I Kick It. Drixxxé se replonge alors dans le Hip Hop et produit des cyphers sur lesquels se croiseront l’ancienne et la nouvelle génération du rap français notamment Nekfeu, Oxmo Puccino, Busta Flex, Jazzy Bazz , Deen Burbigo, les X Men ou Orelsan et Gringe.

En 2013, fort de décennies de diggin’,il se lance dans une nouvelle série de mixtapes, les fameuses «Sextapes», entièrement constituées de titres issus de bandes originales de l’age d’or du cinéma érotique ou pornographique des années 70, véritables mines d’or pour tous les chasseurs de samples. Celles ci lui valent des articles dans de nombreux médias nationaux et internationaux, allant de Nova à Paper mag, en passant par Dangerous minds, Wax Poetics ou Okayplayer.

Drixxxé s’attèle parallèlement à la conception de son premier album solo à paraitre debut 2018, synthèse de toutes ces expériences accumulées et de ses influences les plus personnelles, osant un grand écart entre le Serge Gainsbourg du début des années 70 et David Bowie, Erick Satie ou les Daft Punk entre autres…


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